Ferme auberge du Haag en Alsace - Restaurant et table d'hôtes à Geishouse
Je vous le dis tout de suite, la ferme-auberge du Haag n'est pas le genre d'endroit où vous débarquez en claquettes après avoir quitté l'autoroute. Perchée sur la route des Crêtes, cette bâtisse vosgienne sert de lieu d'étape sur le GR5, pile avant l'ascension vers le sommet du Grand Ballon et ses 1424 mètres. Par temps dégagé, vous apercevez même les Alpes au loin, mais ne comptez pas trop dessus, le brouillard joue souvent les trouble-fête dans le coin.
Pour y accéder en voiture, deux options s'offrent à vous. La première passe par la vallée de Thann, en remontant depuis Willer-sur-Thur jusqu'au Ballon. La seconde emprunte la route forestière depuis Geishouse, mais je vous préviens tout de suite, cette piste ressemble davantage à un parcours du combattant avec ses nids de poule. Votre suspension risque de vous en vouloir sérieusement. Et puis franchement, en hiver, oubliez la bagnole, l'accès en voiture devient carrément impossible.
Si vous préférez vos chaussures de marche, prévoyez deux bonnes heures depuis Geishouse et trois heures si vous partez de Linthal. L'accès à pied reste finalement le moyen le plus sûr de rejoindre cette ferme isolée, surtout quand la neige transforme les chemins en patinoire naturelle.
Spécialités alsaciennes et capacité d'accueil
La cuisine servie ici ne fait pas dans la dentelle gastronomique, et c'est précisément ce qui rend le couvert aussi réconfortant. Les Fleischschnackas mijotent dans leur jus comme il se doit, le pot au feu réchauffe les gambettes fatiguées, et la tarte munster poireau accompagnée de crudités rappelle que le fromage local mérite largement sa réputation. Pour le dessert, vous aurez le choix entre le flan maison, le fromage blanc au kirsch ou la fameuse tarte aux myrtilles qui sent bon les baies cueillies dans les environs.
Avec une capacité d'accueil de 40 convives, l'établissement peut facilement absorber les groupes de randonneurs affamés qui débarquent après avoir arpenté les crêtes vosgiennes. L'ambiance rappelle franchement celle des refuges de haute montagne, avec cette convivialité brute que j'apprécie particulièrement après une journée passée dehors. Les grandes tablées favorisent les discussions entre marcheurs venus de tous horizons, chacun racontant ses galères de parcours ou ses découvertes du jour.
Cette ferme vosgienne perpétue une tradition d'accueil qui remonte à loin, quand les bergers et les bûcherons faisaient halte avant de grimper vers les sommets. Aujourd'hui, ce sont les adeptes du GR5 qui profitent de cette étape bienvenue, sitôt installés devant une assiette fumante qui redonne des couleurs aux joues rougies par le vent.

Activités de plein air été comme hiver
Côté loisirs d'été, le lac du Ballon se trouve à seulement 1,5 kilomètre, parfait pour tremper une ligne si la pêche vous dit. Les circuits VTT sillonnent les forêts alentour, offrant des passages techniques qui mettent à l'épreuve votre maîtrise du guidon. J'avoue que dévaler ces pentes entre sapins et fougères procure une satisfaction difficile à égaler.
Les randonnées partent directement depuis la ferme-auberge. Le sommet du Ballon n'est qu'à 25 minutes de marche, le Storckenkopf à 20 minutes, tandis que le Ballonsee demande une petite demi-heure. Si vous voulez pousser jusqu'à Roedelen, comptez 40 minutes, et le Markstein exige plutôt 1 heure 30. Ces durées restent indicatives, évidemment, selon votre allure et vos arrêts photo.
Dès que l'hiver s'installe, le décor change radicalement. Le ski de fond se pratique directement sur place, avec des pistes tracées qui serpentent entre les épicéas chargés de neige. Les raquettes permettent d'étudier des secteurs moins fréquentés, là où seules vos traces marquent la poudreuse immaculée. Cette saison renforce le caractère sauvage du site, puisque l'absence d'accès routier filtre naturellement les visiteurs.
La situation privilégiée sur la route des Crêtes, à deux pas du Grand Ballon, fait de cette ferme-auberge un point de ralliement idéal pour qui veut vraiment profiter du massif vosgien sans artifice. Attention simplement à bien vérifier l'état de la route avant de vous lancer, histoire d'éviter les mauvaises surprises.
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Milan est un jardinier parfois un peu roots, profondément ancré dans le travail manuel et la culture durable. Sa voix est simple et pratique, tournée vers des solutions naturelles et accessibles pour le potager urbain comme rural.
Sur le blog, il partage des conseils saisonniers, des techniques écologiques et des anecdotes de terrain pour aider les lecteurs à cultiver plus sainement et avec plaisir. Pragmatique et chaleureux, il valorise le bon sens, la patience et la terre.