Insecte blanc : qui est ce?

Jardin & Extérieurs
Insecte blanc : les 4 profils les plus courants à identifier

Un insecte blanc n'a pas la même signification selon son contexte : simple ravageur de plante d'intérieur dans un cas, urgence structurelle dans un autre. Voici les quatre profils blancs les plus fréquemment rencontrés en France, au jardin comme à la maison.

La cochenille farineuse (Pseudococcidae)
Photo : Crisco 1492 — CC BY-SA 4.0 · source
Espèce 1
La cochenille farineuse

Pseudococcidae

Taille2 à 5 mm
DangerAucun pour l'humain — ravageur de plantes
SigneAmas cotonneux blancs sur tiges et feuilles

Reconnaissable à son enveloppe cireuse et cotonneuse d'un blanc immaculé, elle s'installe en colonies sur les tiges et sous les feuilles des plantes d'intérieur comme du jardin, où elle pompe la sève. Une attaque légère se traite avec un coton imbibé d'alcool à 70°, appliqué directement sur les colonies visibles ; en cas d'infestation plus large, un traitement à base de savon noir reste efficace et respectueux des auxiliaires du jardin.

L'aleurode (mouche blanche) (Aleyrodes proletella)
Photo : Amada44 — CC BY-SA 4.0 · source
Espèce 2
L'aleurode (mouche blanche)

Aleyrodes proletella

Taille1 à 2 mm
DangerAucun pour l'humain — ravageur de choux et serres
SigneNuage de mouches blanches en secouant la plante

De minuscules mouches blanches qui s'envolent en nuage dès qu'on secoue légèrement la plante infestée — un signe caractéristique difficile à manquer. Elles affaiblissent la plante en pompant la sève et en excrétant du miellat, propice au développement de fumagine noire. Les pièges jaunes engluants, qui attirent et capturent les adultes, restent une solution simple pour limiter une invasion sous serre ou en intérieur.

Le ver blanc (larve de hanneton) (Melolontha melolontha)
Photo : Traumrune — CC BY-SA 3.0 · source
Espèce 3
Le ver blanc (larve de hanneton)

Melolontha melolontha

Taillejusqu'à 5 cm
DangerAucun pour l'humain — dévore les racines
SigneCorps blanc-crème en C, trouvé en terre

La larve du hanneton commun, blanc-crème et recourbée en forme de C, vit sous terre où elle dévore les racines des plantes, du gazon aux jeunes arbustes. Sa présence en nombre explique souvent des zones de pelouse qui jaunissent et se détachent facilement du sol. Un binage régulier du sol expose les larves aux oiseaux, un moyen naturel de limiter leur population sans recourir à un traitement chimique.

Le termite (ouvrière) (Reticulitermes sp.)
Photo : CSIRO — CC BY 3.0 · source
Espèce 4
Le termite (ouvrière)

Reticulitermes sp.

Taille4 à 6 mm
DangerAucun pour l'humain — dégâts structurels majeurs
SigneCorps pâle et mou, colonies dans le bois humide

Contrairement aux ravageurs précédents, la présence de termites est une urgence structurelle : ces insectes pâles et mous se nourrissent de la cellulose du bois, souvent invisibles jusqu'à ce que les dégâts soient déjà importants (charpente, huisseries, parquet). Toute suspicion — bois qui sonne creux, galeries de terre le long d'un mur — justifie l'intervention rapide d'un professionnel agréé, d'autant que la déclaration en mairie est obligatoire dans les zones classées à risque.

Comment les différencier rapidement
  • Amas cotonneux blancs sur une tige → cochenille farineuse.
  • Nuage de minuscules mouches blanches en secouant la plante → aleurode (mouche blanche).
  • Grosse larve blanche en C, trouvée en terre → ver blanc (larve de hanneton).
  • Corps pâle et mou dans du bois humide → termite — intervention professionnelle recommandée.

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